Rumba

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La rumba est un genre musical cubain, fait de chants et de percussions, qui s’est développé au xixe siècle dans les milieux afro-cubains de la capitale, La Havane.

Au tout début, on utilisait les tiroirs des armoires (cajónes) ou des cageots de morue, les caisses des voiles des navires, les boîtes de cigares frappées à mains nues ou au moyen de petites cuillères en bois (cucharas), mais aussi les congas (appelées à Cuba, tumbadoras).

Il en existe quatre formes :

  • La plus ancienne et la plus rapide est la Siguirya, terme que l’on retrouve dans la nomenclature flamenca, ce rythme est à 6/8, extrêmement rapide et se jouait sur les tambours congos. C’est un dérivé de ce qu’on nomme aujourd’hui Palo Congo.
  • Columbia : Ancienne forme, dont le rythme est en 6/8. Née à Matanzas. Expression des travaux agraires et de la sexualité virile, elle est aussi un danse-mime de l’esclave se libérant de ses entraves.
  • Yambú : Le terme dérive de Yambula, la « tierra de les remolinos », terre des tourbillons. Souvenir des terres africaines des collines Briyumba où les tourbillons aériens ne sont pas rares encore aujourd’hui.
  • Guaguancó : la plus populaire des formes de la rumba à présent.
    Les textes narratifs traitent de la vie quotidienne : politique, amour… La danse s’articule autour du « vacunao » à signification érotique, symbolisé par un geste du danseur ou par un foulard qui va attraper la danseuse, et que celle-ci cherche à éviter tout le long de la danse. Dans le guaguancó, le rythme est en 2/2.